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La Caritas School : le lancement !

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Après une longue période de gestation, la Caritas School, école de la Charité, a lancé sa dynamique, le week-end du 15 octobre autour d'un groupe de jeunes et d'accompagnateurs décidés à partager chaque mois des temps de fraternité..

L’école de la Charité n’est pas un lieu mais une dynamique, un groupe de jeunes motivés, entourés d’accompagnateurs dévoués, qui se proposent de vivre, pendant toute une année, des temps forts de fraternité afin que : « rayonne la charité », comme le disait Mgr Rodhain.

Le coup d’envoi a été donné samedi 15 octobre par Mgr Aubry, venu bénir les participants sur le parvis de la cathédrale. Les jeunes et leurs accompagnateurs s’y étaient donné rendez-vous pour participer au café de rue. Ensuite, ils sont partis en direction de Mafate. Pour ce premier week-end de formation, l’équipe a choisi en effet de prendre de la hauteur ! 

Un temps plutôt mitigé au col des Boeufs a obligé nos randonneurs à presser un peu le pas ; la pluie a décalé l’enseignement prévu en cours de route jusqu’à l’arrivée au camping de La Nouvelle. Une fois installés, ils se sont empressés de ramasser du bois : le feu de camp a servi non seulement à préparer le cari du soir, mais aussi à se réchauffer et à sécher les vêtements ! Et bien entendu, à rallier les participants, rassemblés autour des braises pour écouter l’enseignement de Rémi sur la vie et l’action de Mgr Rodhain et notamment sur la façon dont ce dernier concevait la Charité chrétienne. 

L’un des objectifs du week-end étant de créer des relations fraternelles au sein du groupe, l’enseignement est suivi d’un temps d’échanges sur la fraternité. Les sept jeunes présents (trois autres inscrits ont malheureusement été rattrapés par le Covid) et les cinq accompagnateurs évoquent leurs expériences de fraternité et ce que ce mot signifie pour eux. C’est l’occasion aussi de faire un peu plus connaissance, car les jeunes viennent de partout sur l’île du Tampon, de la Possession, de Sainte-Marie, Saint-Denis, Saint-Paul, Sainte-Suzanne… et ne se connaissent pas forcément. Mise à part une réunion préparatoire, c’était la première fois qu’ils se retrouvaient tous ensemble.  

La sauce a cependant eu l’air de bien prendre, et la bonne humeur a été de mise. Les jeunes ont aidé Isabelle, l’une des accompagnatrices, à préparer un délicieux rougail saucisses-boucané et, après le repas, certains jeunes sont partis au village poursuivre les discussions autour d’un bon chocolat chaud. Le lendemain matin, le soleil a séché les affaires ; ils ont quitté le camping pour se rendre sur le terrain de jeux près de l’église. Avant la messe, prévue à 11 heures, ils ont prévu d’animer des activités ludiques, dont une chasse aux trésors pour les enfants mafatais qui n'ont pas tardé à rejoindre le groupe. 

Pendant que les uns ont animé les jeux, les autres ont pris le temps d’une pause pour raconter leur parcours et leurs attentes. Rudy, par exemple, qui vient de terminer ses études, était déjà bénévole au sein de différentes associations et participe, entre autres, aux maraudes du jeudi soir au Petit marché, mais avait envie de « se dépasser » : « J’aide les gens mais il me faut un minimum de confort. Je veux savoir où sont mes limites. » Il a entendu parler de l’école de la Charité grâce à Rémi. « J’avoue que j’appréhendais un peu la marche depuis le col des Boeufs, confie-t-il. Je suis du genre à prendre la voiture pour aller faire une course à la boutique qui se trouve à 2 minutes. Je n’avais jamais fait de rando ! » Mais tout s’est bien passé et Rudy est heureux de la façon dont s’est déroulé le week-end ; il se félicite de la bonne entente du groupe, consolidée lors de la soirée passée ensemble.

Delphine aussi était néophyte en matière de rando et s'est réjouie d'avoir : « découvert La Réunion autrement ». Elle est ravie d’avoir aperçu La Possession, sa ville natale, loin, très loin en bas ! Cette jeune diplômée de tourisme participe tous les samedi au café de rue à Saint-Denis, et intervient aussi à la Kaz Fraternelle où elle donne des cours de français, notamment à des Mahorais et des Comoriens. C’est en voyant une affiche à l’église qu’elle a décidé de s’engager à l’école de la Charité. « J’avais envie d’intégrer un groupe de jeunes pour construire de vrais liens d’amitié, de fraternité, pour s’entraider et aider les autres », explique-t-elle. 

Créer des liens fait également partie des objectifs de Christina, qui se définit comme quelqu’un de : « discrète, plutôt renfermée » et espère que sa participation à la Caritas School va l’aider à s’ouvrir. Mise au courant du projet par Tidiane, cette jeune habitante de Sainte-Suzanne compte sur cette expérience pour « apprendre à communiquer, à connaître d’autres jeunes. Quand on apprend à connaître les autres, on apprend à se connaître.» Elle est contente de voir que le week-end se passe bien : « On n’a pas besoin d’être hypocrite, de jouer un rôle, on peut être soi-même» se réjouit-elle.

Comme Christina, Ophélie avoue se mettre « plutôt en retrait » mais cela ne l’empêche pas d’être active comme bénévole à l’accueil de la Kaz Fraternelle et aux maraudes le jeudi soir. Elle intervient aussi au refuge de nuit géré par la Fondation Abbé Pierre. Quand Rémi l’a invitée à intégrer l’Ecole de la Charité, elle a sauté sur l’occasion. « En temps normal j’aide tout le monde ; ce qui m’a motivé ici c’est de rencontrer des gens, des jeunes, qui ont les mêmes idées que moi. » Cette ancienne étudiante, qui a quitté la fac pour se lancer dans la vie active, est déterminée à aller jusqu’au bout . « Le concept du groupe, c’est être soudés, main dans la main. A mon avis, on va être vraiment soudés à la fin de l’année ! »  

Au delà du souhait généralement partagé de faire partie d’un groupe de jeunes qui partage leurs idées, certains participants sont motivés aussi par une recherche spirituelle. C’est le cas de Margot, qui habite la Montagne et a connu la Caritas School par le biais de Lara, l’une des organisatrices du projet. Cette étudiante avait déjà participé au café de rue à Saint-Denis et « fait du bénévolat » avec les scouts, mais souhaitait « ne pas faire que Marthe ; il faut être un peu Marie aussi ». La référence au récit biblique de Marthe et Marie, Rémi l’avait évoquée la veille, en rappelant qu’il est essentiel de se poser : « pour creuser le sens ».

Rémi souligne, en effet, que l’école de la Charité a pour objectif premier de : « former un noyau de jeunes sur le pourquoi ». Ce projet d’envergure a évolué au fil du temps et en fonction des personnes mais le but est toujours : « d’offrir des espaces de partage, de fraternité, d’aiguiser leur sens de la charité, pour que les jeunes qui participent cette année deviennent des témoins forts de la charité. Ces jeunes avaient soif d’humanitaire ; l’école est une porte d’entrée vers plus de fraternité et de solidarité ».  

Conformément au dispositif mis en place, ce groupe de jeunes se retrouvera un week-end par mois, dans un lieu différent à chaque fois, pour approfondir la notion de la charité et les thèmes qui y sont liés. Ils mèneront en parallèle des actions concrètes de solidarité auprès des populations rencontrées sur place. Si l’organisation de ce premier week-end à Mafate a été assurée principalement par des accompagnateurs, les jeunes seront sollicités pour prendre en charge le déroulement des rencontres à venir, tant au niveau des thèmes abordés qu’à celui des actions ou activités prévues. Ainsi, ils avanceront progressivement vers une meilleure appréhension de ce qu’implique : « rendre au monde son âme de charité ».

En attendant, ce premier week-end dédié à la cohésion du groupe s’achève tout doucement. Après la messe, partagée avec les habitants et aussi avec quelques randonneurs, il a fallu songer au retour. Un pique-nique rapide, agrémenté d’une vue dégagée sur les magnifiques paysages du cirque, et ils ont repris le chemin vers le col de Boeufs. Le week-end s'est terminé mais l’aventure ne fait que commencer… Elle fera rayonner la charité toute l’année.
 

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Repas de la Caritas School
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Les bénévoles de la Caritas School préparent leurs repas
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Moment de jeux et d'échanges
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Moment de jeux et d'échanges
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Moment de jeux et d'échanges
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Moment de jeux et d'échanges
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